Les tensions au Moyen-Orient créent des à-coups, mais les marchés réagissent surtout à deux facteurs : le pétrole et la durée du conflit. Notre approche vise à protéger les portefeuilles contre ce risque de court terme, tout en restant investis sur un moteur de long terme : l’IA, dont l’adoption s’intensifie et se traduit en résultats positifs pour les entreprises du secteur.
Le conflit au Moyen-Orient a ravivé la prime de risque géopolitique. Pour les marchés, deux variables comptent réellement. La première est le prix de l’énergie : c’est le canal le plus direct vers l’inflation et les marges des entreprises. La seconde est la durée du conflit : un choc bref n’a pas les mêmes conséquences qu’une perturbation prolongée. Le point de bascule reste la fluidité du trafic dans le détroit d’Ormuz, véritable goulot d’étranglement pour l’énergie et les chaînes d’approvisionnement. Notre scénario central reste celui d’une volatilité élevée à court terme, mais d’un impact économique globalement absorbable tant qu’il n’y a pas de hausse durable et marquée du pétrole. Historiquement, les mouvements initiaux liés aux escalades géopolitiques ont souvent été en partie corrigés dans les semaines suivantes.
Côté banques centrales, le message est celui de la prudence, avec une préférence pour l’attente de données plutôt qu’une réaction immédiate à un choc d’offre. En zone euro, la BCE a maintenu le taux de dépôt à 2,0 % fin avril, tout en reconnaissant avoir déjà débattu d’options incluant une hausse, et sans repousser le scénario de marché d’un mouvement possible en juin si la perturbation énergétique devait durer. Aux États Unis, la Fed reste également en pause : l’inflation est jugée « élevée » et l’incertitude géopolitique renforce une posture « higher for longer ». Dans ce cadre, nous privilégions une lecture simple : en obligataire, la performance vient d’abord du portage et de la sélection de qualité, plutôt que d’un pari sur une détente rapide des taux.
Dans ce contexte, notre conviction structurante sur l’IA se renforce, celle-ci étant de plus en plus validée par les derniers résultats trimestriels publiés, avec notamment l’accélération du cloud tirée par la demande IA (Google Cloud +63 % et AWS +28 %) et la poursuite d’une croissance solide chez Microsoft, malgré une hausse marquée des investissements. Les entreprises exposées à l’écosystème IA continuent d’annoncer des gains d’efficacité, des innovations et des plans d’investissement, et les analystes maintiennent des anticipations de bénéfices élevés. Le point clé est double : d’une part, la prime de valorisation de la technologie s’est fortement comprimée ; d’autre part, la croissance des bénéfices attendue reste nettement supérieure au marché (bénéfices Tech attendus à +38 % en 2026, contre +18 % pour le marché). Autrement dit, le thème est davantage porté par les bénéfices que par l’expansion des multiples.
De plus, la dynamique s’élargit au-delà des seules méga-capitalisations. Les prévisions montrent un rééquilibrage : la croissance des bénéfices des « Forgotten 493 » est attendue en accélération (de 7,3 % au 4T25 à 21,4 % au 4T26), signe d’une diffusion plus large des gains de productivité. Cette diffusion se voit aussi dans l’économie réelle : semi-conducteurs, data centers, infrastructures électriques et réseaux, mais aussi secteurs utilisateurs (finance, industrie, santé) où l’IA devient un outil opérationnel.
Dans ce contexte, nos équipes de gestion pilotent les portefeuilles de manière active et disciplinée, en ajustant les expositions lorsque les données changent (énergie, inflation, décisions de banques centrales), sans multiplier les paris de court terme.
Dans un environnement marqué par des incertitudes géopolitiques persistantes, ce webinaire propose un éclairage croisé entre analyse macroéconomique, lecture des marchés et implications concrètes pour les investisseurs.
Animé par Nicolas Budry, Head of Investments, HSBC Private Bank, aux côtés de Georgios Leontaris, CIO EMEA, HSBC Global Private Bank, l’échange s’ouvre sur une perspective géopolitique et réglementaire apportée par Clarke Camper, Head of Global Government and Regulatory Affairs chez Capital Group...
Après une phase de volatilité liée aux tensions au Moyen-Orient, les marchés se projettent davantage. L’énergie reste un enjeu de court terme, tandis que l’IA et la technologie s’imposent comme moteurs structurels. Les allocations privilégient la qualité, la diversification et la sélectivité.
Après deux mois dominés par les réactions à la géopolitique, le sentiment de marché s’est amélioré depuis début avril, porté par des perspectives de désescalade. La hausse des prix de l’énergie a soutenu le dollar, relevé les anticipations d’inflation et contribué à la remontée des rendements obligataires. Le rebond de l’appétit pour le risque a été rapide, mais la normalisation de l’économie mondiale devrait prendre du temps : les prix de l’énergie pourraient rester élevés tant que les contraintes d’offre et de transport ne se dissipent pas pleinement.
Dans ce contexte, l’énergie conserve un rôle de couverture à court terme. Malgré la volatilité, les fondamentaux du secteur restent soutenus par des flux de trésorerie robustes et des contraintes d’offre, ce qui justifie un relèvement vers une position légèrement surpondérée. En parallèle, le biais « cyclique » est réduit au profit d’une approche davantage orientée « croissance » et « qualité », jugée plus adaptée à un environnement incertain.
À plus long terme, l’attention se déplace vers des opportunités structurelles : la technologie et l’intelligence artificielle. La demande en puissance de calcul continue de progresser rapidement, alimentant les semi-conducteurs et l’infrastructure numérique. Les investissements des grands acteurs technologiques restent élevés, et s’accompagnent d’une génération de profits solide. Après une sous-performance plus tôt en 2026, la normalisation des valorisations et l’amélioration de la visibilité conduisent à renforcer la technologie, ce qui soutient une préférence maintenue pour les actions américaines, combinant résilience économique et exposition élevée aux thèmes technologiques.
Sur le plan régional, l’Europe affiche des valorisations plus attractives et une dynamique de bénéfices en amélioration, mais demeure plus exposée au choc énergétique ; la technologie européenne est relevée à légèrement surpondérer, tout en conservant une vue globale légèrement sous-pondérée sur la région. En Asie, l’approche reste sélective : le Japon est ramené de légèrement surpondéré à neutre, en raison de sa sensibilité au prix de l’énergie et d’un profil de valorisation moins favorable. Certaines places asiatiques restent mieux positionnées pour capter les tendances liées à l’IA et aux infrastructures.
Côté obligations, la volatilité devrait persister, mais les rendements devraient rester sur les niveaux actuels. Nous privilégions le portage et la qualité, avec une préférence pour le crédit Investment Grade et une diversification via la dette émergente en devise locale. Sur les devises, la diversification hors USD est privilégiée à horizon 3–6 mois ; l’or reste surpondéré comme actif de diversification, tandis que l’exposition aux devises émergentes demeure sélective.
Interview avec Benedicte Mougeot
Gérante et responsable de l’équipe Actions Climat - HSBC Asset Management
Bénédicte travaille dans le secteur depuis 1996, année où elle a rejoint HSBC. Elle dispose de deux spécialisations en recherche : le secteur des services aux collectivités (Utilities) et l’intégration ESG, plus particulièrement le pilier Environnement. Avant d’occuper son poste actuel, Bénédicte a travaillé en gestion quantitative de portefeuilles obligataires (fixed income) et en trading actions sur les marchés émergents. De 2008 à 2010, elle a piloté la mise en place de la plateforme d’actions quantitatives (Quant Equity Platform) à Hong Kong, ainsi que la gestion et le développement de portefeuilles d’actions asiatiques. Bénédicte est diplômée en Finance et Management de l’Université Paris Dauphine (France) et titulaire d’un diplôme de troisième cycle : Advanced Master en Finance & Asset Management de l’ESSEC (France).
1. Qu’est-ce qui rend l’économie circulaire incontournable dans l’environnement économique actuel ?
L’économie circulaire s’impose comme un thème d’investissement particulièrement adapté au contexte actuel : rester compétitif, sécuriser l’accès aux ressources et réduire les déchets. Dans un environnement marqué par les tensions commerciales, la volatilité des chaînes d’approvisionnement et la forte dépendance à certaines matières premières, les modèles économiques qui réduisent l’usage de matières premières neuves, prolongent la durée de vie des produits et valorisent mieux les déchets, apparaissent structurellement mieux positionnés. En Europe, cette dynamique est également soutenue par un cadre réglementaire de plus en plus visible, avec le Plan d’action pour l’économie circulaire (Circular Economy Action Plan) et la future loi sur l’économie circulaire (Circular Economy Act) attendue en 2026.
2. Pourquoi l’économie circulaire est-elle une opportunité intéressante pour les investisseurs ?
D’après notre expérience, les entreprises « circulaires » sont souvent mieux gérées : elles font généralement plus attention à la façon dont elles investissent, surveillent davantage leurs coûts, dépendent moins de matières premières neuves et protègent mieux leurs marges quand l’approvisionnement devient compliqué. Les entreprises pionnières sont souvent les mieux placées pour développer des avantages compétitifs significatifs fondés sur la circularité. À l’échelle des pays également, la circularité devient un levier majeur d’adaptation et de modernisation économique. Ce n’est pas seulement « bon pour la planète » ; c’est aussi une forme d’efficacité économique.
3. Comment HSBC Asset Management sélectionne-t-elle les opportunités liées à l’économie circulaire ?
Chez HSBC, nous abordons ce thème avec un engagement concret et une expertise de longue date en matière de stratégies de transition. Le Groupe soutient les entreprises qui rendent leurs modèles économiques plus sobres en ressources, plus résilients et plus durables. HSBC Asset Management a lancé en 2022 un fonds actions dédié à l’économie circulaire : HSBC GIF Global Equity Circular Economy. Notre approche consiste à sélectionner activement des entreprises innovantes et variées : celles qui rendent la circularité possible, celles qui l’intègrent dans leur façon de produire, et celles qui proposent des solutions liées à l’éco-conception, à l’économie du partage, au recyclage, à la réparation et à la maintenance, à l’eau, aux emballages plus durables et à la relocalisation industrielle. Cette diversification — par thématiques, par profils d’entreprises et par moteurs géographiques — a constitué une source importante de résilience et a contribué à bâtir une stratégie capable de délivrer de la performance dans un environnement de marché plus incertain.
4. Quelles sont vos perspectives pour 2026 ?
Nos perspectives pour 2026 restent positives. Trois grandes tendances soutiennent le sujet :
- L’innovation, avec la montée de l’IA, des centres de données, de l’électrification et des besoins en infrastructures essentielles ;
- Un cycle d’investissements très fort dans les réseaux électriques, la modernisation des usines et les équipements indispensables ;
- La souveraineté, car certaines matières critiques sont concentrées dans peu de pays et les restrictions commerciales augmentent l’intérêt stratégique du recyclage, de la récupération et des matières recyclées.
Les déchets deviennent aussi un sujet de plus en plus important, surtout dans les produits de consommation : réduire les déchets plastiques, rendre les emballages plus faciles à recycler et utiliser davantage de matière recyclée influent de plus en plus sur les choix des clients et sur l’image des marques.
HSBC GIF Global Equity Circular Economy
⠀Objectif d’investissement :
⠀Le Fonds cherche à avoir un impact environnemental, social et de gouvernance (ESG) positif en investissant dans un portefeuille concentré de sociétés qui contribuent activement à la transition vers une économie mondiale plus circulaire, en se focalisant sur l’élimination des déchets et de la pollution, sur l’utilisation continue des produits et des matériaux et sur la régénération des systèmes naturels, tout en visant également à générer une croissance du capital à long terme et des revenus.
⠀ Caractéristiques du fonds :
⠀ Code ISIN (AC) : LU2475494717
⠀ Devise part : USD⠀
Forme juridique : compartiment de la Sicav Luxembourgeoise HSBC Global Investment Funds⠀
Durée minimale de placement recommandé : 5 ans
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Indice de référence (pour information) : 100 % MSCI AC World Net Index
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Indicateur de risque synthétique (SRI) : 4/7 : le SRI (Summary Risk Indicator) est un indicateur global du niveau de risque du produit. L'échelle varie de 1 (le moins risqué) à 7 (le plus risqué). Les données historiques pourraient ne pas constituer une indication fiable pour le futur. Rien ne garantit que la notation restera la même et la classification peut varier à long terme. La note la plus basse n’indique pas que l’investissement est exempt de tous risques. Ne prenez pas de risque inutile. Lisez le Document d'Informations Clés. Le fonds présente un indicateur de risque élevé. La valeur liquidative pourra connaître de fortes variations à la baisse comme à la hausse.
⠀Classification SFDR : Article 9 : le produit a un objectif d'investissement durable. La décision d'investir dans le fonds promu doit tenir compte de toutes les caractéristiques ou objectifs du fonds promu tels que décrits dans son prospectus.
⠀ Risques principaux : perte en capital, actions, actions de petite et moyenne capitalisation, change, lié aux marchés émergents et en matière de durabilité.
⠀Les performances passées ne sont pas un indicateur fiable des performances futures. Le montant investi dans le fonds peut fluctuer à la hausse comme à la baisse en fonction des variations des cours des actifs et des devises. Il n’y a pas de garantie que l’intégralité du capital investi puisse être récupérée. Sauf mention contraire, l’inflation n’est pas prise en compte.
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