En ce début d’année 2026, l’environnement économique reste marqué par des transformations profondes. Les incertitudes géopolitiques persistent, les équilibres macroéconomiques évoluent, et les marchés s’ajustent à un nouveau cycle mêlant croissance, politiques monétaires et innovation.
Dans ce contexte, les phases de transition sont aussi porteuses d’opportunités pour les investisseurs capables de conjuguer vision de long terme, diversification et discipline.
Sur le plan macroéconomique, le ralentissement observé dans certaines régions s’accompagne de fondamentaux plus solides qu’anticipé. Les États- Unis continuent de bénéficier d’un socle de croissance robuste, soutenu par l’investissement, l’innovation et la dynamique des bénéfices. En Europe, la normalisation progressive de l’inflation et l’assouplissement monétaire attendu créent un environnement plus favorable, tandis que l’Asie confirme son rôle moteur, portée par la demande domestique, l’innovation et des valorisations attractives.
L’innovation, et en particulier celle liée à l’intelligence artificielle, s’impose désormais comme un facteur structurant de la croissance mondiale. Elle transforme les modèles économiques, soutient la productivité et ouvre de nouvelles perspectives, bien au-delà du seul secteur technologique, créant des opportunités à travers l’ensemble des classes d’actifs.
Dans un monde plus fragmenté, la gestion du risque devient centrale. Les épisodes de volatilité rappellent la nécessité d’allocations équilibrées, combinant exposition aux moteurs de performance, diversification géographique et sectorielle, ainsi que solutions multiactifs et alternatives.
Chez HSBC Private Bank, notre ambition pour 2026 est d’accompagner nos clients avec une approche rigoureuse, globale et personnalisée, afin de transformer la complexité des marchés en décisions d’investissement éclairées, au service de vos projets patrimoniaux.
Je vous adresse, ainsi qu’à vos proches, mes meilleurs voeux pour cette année qui débute. Qu’elle vous apporte santé, sérénité et succès dans la réalisation de vos projets personnels et professionnels.
L’année 2026 sera passionnante et verra une poursuite rapide de l’incursion de l’intelligence artificielle dans nos vies. Son développement requiert des investissements colossaux et les avis sont partagés sur la possibilité d’obtenir une rentabilité satisfaisante sur ces sommes.
Les montants d’investissements annoncés par les géants du secteur technologique donnent le tournis. Sur une période limitée, entre 2025 et 2030, un total de 5 à 8 billions de dollars (« trillions » en anglais) sera investi dans le développement de l’IA. Comme l’écrivait le prix Nobel d’économie Daniel Kahneman, « les hommes ne peuvent pas appréhender les nombres trop grands ou trop petits ». Les sommes annoncées en donnent une bonne illustration. Pour nous en convaincre, convertissons en secondes les dollars d’investissements annoncés :
- 1 million de secondes équivaut à 11.6 jours
- 1 milliard de secondes équivaut à 31.7 ans
- 1 billion de secondes équivaut à 316.9 siècles (31 690 années) !
Inquiétude
Cette comparaison (effectuée à l’aide de Chat GPT) montre la richesse colossale qui va être mobilisée pour développer l’IA. Les sceptiques, au nombre desquels figure Arvind Krishna, le CEO d’IBM, pointent du doigt la croissance, qu’ils jugent irréaliste, des profits nécessaires pour rentabiliser ces investissements. Ils soulignent également les goulots d’étranglement existants en termes de production électrique pour alimenter les data centers. Ils insistent aussi sur l’obsolescence rapide de ces équipements qui rend nécessaire leur amortissement sur une courte période. Dans la même veine, les analystes financiers s’inquiètent de la différence de maturité qui existe entre les engagements immobiliers d’Oracle pour le développement de ses data centers et son partenariat avec Open AI qui est à plus court terme.
Optimisme
D’autres intervenants sont plus positifs et soulignent notamment qu’à leur pic, prévu dans les prochaines années, les investissements américains en IA devraient représenter moins de 1 % du PIB US, ce qui est très inférieur aux grands changements d’infrastructures passés. En effet, le développement du réseau ferré a représenté jusqu’à 3,4 % du PIB américain dans les années 1890. Plus récemment, l’informatisation de l’économie américaine ou le développement des réseaux télécoms ont chacun représenté environ 1,5 % du PIB US à leur pic dans les années 1990.
Un autre facteur rassurant porte sur les gains de productivité immédiats qui sont souvent retirés de l’adoption de l’IA. Le retour sur investissement pourrait donc être plus rapide que par le passé.
Notre vision
Chez HSBC, nous nous situons plutôt dans la catégorie des optimistes même si nous pensons que tous les intervenants ne parviendront pas à rentabiliser leurs investissements. Dès cette année, nous aurons des éléments de comparaison sur la performance des différents moteurs d’IA et sur l’avance prise par telle ou telle entreprise. Cela devrait amener une plus grande variabilité des performances boursières des géants du secteur. Gérer cette dispersion et identifier suffisamment tôt les gagnants sera un élément déterminant de la performance de nos portefeuilles.
Autres implications
Le développement de l’intelligence artificielle aura également des effets marqués sur le marché de l’emploi, et ce dès cette année. Les géants de la tech, les cabinets d’avocats et les cabinets de conseil ont considérablement réduit leurs recrutements et annoncent même des licenciements massifs dans certains pays. Comme pour les révolutions techniques et technologiques précédentes, le surcroît de croissance économique, et donc de richesse, lié à l’intelligence artificielle devrait être créateur d’emplois dans d’autres secteurs. Se posera néanmoins la question de l’adaptation de la force de travail mais, une fois n’est pas coutume, ce sont aujourd’hui beaucoup de jeunes fraîchement diplômés dont le travail est sur la sellette.
Plus que jamais avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, tous les ingrédients sont présents pour que l’année 2026 soit surprenante voire déroutante sur les marchés financiers. Ce contexte renforce l’intérêt d’aborder la période, accompagné d’un intervenant solide et global tel que HSBC.
Alors que la loi de financement de la Sécurité sociale était définitivement adoptée le 16 décembre, la Commission mixte paritaire (sénateurs / députés) a échoué à trouver un compromis sur le projet de loi de finances pour 2026. Comme un an plus tôt, le Premier ministre a ainsi dû présenter une loi spéciale afin d’assurer la continuité de l’État (levée de l’impôt et reconduction des dépenses publiques votées en 2025). La lecture du PLF reprenait à l’Assemblée nationale le 8 janvier.
Avant d’aborder le texte du PLF qui va passer par la procédure du 49.3 et la loi de financement de la Sécurité sociale, arrêtons-nous sur les impacts de la loi spéciale.
Loi spéciale
En l’absence de budget voté par les parlementaires avant la fin d’année et le refus d’utiliser la procédure de mise en œuvre par ordonnances, le Premier ministre a dû recourir à une loi de finances spéciale pour éviter un « shutdown » à l’américaine. Grâce à cette loi, les impôts pourront être prélevés selon les dispositions législatives en vigueur en 2025. Les nouveaux impôts (impôt sur la fortune improductive, taxe sur les holdings patrimoniales…) discutés dans le cadre de la « petite loi » à l’Assemblée nationale et au Sénat sont suspendus dans l’attente du vote définitif.
Loi de financement de la Sécurité sociale
Le texte a été promulgué le 30 décembre après sa validation par le Conseil constitutionnel. Une seule mesure retient notre attention et impacte la fiscalité des particuliers : l’augmentation de 1,4 % du taux de la CSG frappant les revenus du capital, ce qui porte le taux des prélèvements sociaux de 17,2 % à 18,6 %.
Petite subtilité du texte, cette hausse ne touche pas à l’ensemble des revenus du patrimoine. Les revenus fonciers (à l’exclusion des revenus tirés du LMNP), les plus-values immobilières, les produits de contrats d’assurance-vie et de capitalisation et les plus-values sur biens meubles conservent un taux de CSG à 9,2 % et un taux de prélèvements sociaux global de 17,2 %.
La hausse de la CSG s’applique aux revenus 2025 dont l’imposition se fait par voie de rôle (plus-values de cession de valeurs mobilières…). Mais elle n’intervient qu’à compter du 1er janvier 2026 pour les revenus qui sont assujettis à un prélèvement forfaitaire non libératoire lors de leur paiement (dividendes et autres revenus de capitaux mobiliers).
Projet de loi de finances pour 2026
L’objectif du gouvernement était d’obtenir un vote sur le texte avant la fin du mois de janvier. Mais les discussions s’annonçaient hasardeuses et la probabilité d’un vote positif très faible.
L’Assemblée nationale avait entamé ses travaux le 8 janvier en repartant du texte adopté en première lecture par le Sénat le 24 novembre. Mais les discussions ont tourné court. Le 19 janvier, le Premier ministre annonçait la suspension des travaux parlementaires et son souhait de recourir à la procédure de l’article 49.3 de la Constitution pour faire adopter le budget de l’État.
Nous vous présentons les principales mesures fiscales affectant les personnes physiques issues du texte sur lequel le gouvernement a engagé sa responsabilité.
Contribution différentielle sur les hauts revenus
Nous retrouvons donc parmi les dispositions de la partie recette du budget, la prorogation en 2026 de la contribution différentielle sur les plus hauts revenus (CDHR) avec quelques adaptations. La plus importante serait le maintien de cette taxe jusqu’à ce que le déficit public soit inférieur à 3 % du PIB. Le texte étant publié après le 1er janvier 2026, les revenus assujettis à un prélèvement forfaitaire libératoire perçus entre le 1er janvier et la date de publication de la loi ne seront pas pris en compte pour le calcul de la CDHR.
Revalorisation du barème de l’impôt sur les revenus
Contrairement au texte voté par le Sénat qui limitait la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu du taux de l’inflation à la première tranche, le texte final proposerait une revalorisation de 0,9 % de l’ensemble du barème.
Taxe sur les holdings
La taxe sur les actifs non professionnels des holdings patrimoniales, mesure phare du PLF 2026, évolue encore. Les conditions d’assiettes (biens somptuaires) et de taux (20 %) votées par le Sénat ne sont pas modifiées. Son entrée en vigueur est décalée aux exercices clos à compter du 31 décembre 2026 pour les sociétés françaises et au 31 décembre 2027 pour les sociétés étrangères.
Impôt sur la fortune immobilière
L‘impôt sur la fortune immobilière a été l’objet de débats passionnés dans les deux Chambres. Avec une première modification en un « impôt sur la fortune improductive » (Assemblée - 1re lecture), puis une transformation en « contribution des hauts patrimoines » (Sénat – 1re lecture), et enfin en un « impôt sur la fortune non professionnelle » (Commission des finances en seconde lecture), le gouvernement annule toutes les propositions de modification et conserve l’impôt sur la fortune immobilière tel que nous le connaissons.
Pacte Dutreil
Les dispositions votées par le Sénat sur le durcissement du Pacte Dutreil sont partiellement reprises dans le texte final avec l’exclusion du bénéfice de l’exonération partielle des biens qui ne sont pas uniquement affectés à l’activité professionnelle et un allongement de la durée de l’engagement individuel de conservation de 4 à 6 ans. Les mesures proposant la suppression de l’engagement réputé acquis ou interdisant de recourir aux schémas de « family buy-out » ne sont pas reprises dans le texte final.
Apport-cession – report d’imposition
Le gouvernement propose de resserrer les activités éligibles au réinvestissement économique pour bénéficier du report d’imposition. Le délai de conservation dans le cadre d’un réinvestissement en direct est porté de 1 à 5 ans. En contrepartie, le délai octroyé aux sociétés holding pour faire sélectionner les investissements passerait de 2 à 3 ans.
Le nouveau texte proposé par le gouvernement doit passer encore plusieurs étapes avec plusieurs motions de censure et une seconde lecture au Sénat avant son adoption définitive qui est prévue pour la mi-février.
Les États-Unis ont mené une intervention ciblée au Venezuela, ce qui a ravivé des tensions géopolitiques. Si l’enlèvement du président Maduro a suscité une hausse ponctuelle de l’aversion au risque, son impact direct sur les marchés financiers mondiaux est resté contenu. Dans ce contexte, la diversification et la gestion active de la volatilité demeurent des leviers clés pour les portefeuilles.
Le 3 janvier, les États-Unis ont procédé à des frappes ciblées au Venezuela, entraînant une hausse temporaire du risque géopolitique et une volatilité de court terme sur les marchés. L’attention des investisseurs s’est toutefois rapidement déplacée vers les effets indirects potentiels, notamment en matière d’approvisionnement énergétique, de sentiment régional et de demande pour les actifs refuges.
La réaction mesurée des marchés s’explique en grande partie par le poids aujourd’hui marginal du Venezuela dans les grands indices obligataires et actions, ainsi que par une production pétrolière limitée à environ 800,000 barils par jour, soit moins de 1 % de l’offre mondiale. Dans ces conditions, l’enlèvement de Maduro s’apparente davantage à un épisode de « risk-off » modéré qu’à un choc systémique.
À court terme, le principal risque porte moins sur une hausse durable des prix du pétrole que sur d’éventuelles perturbations temporaires de la production ou des exportations. Le marché pétrolier mondial reste en effet largement approvisionné, avec une offre excédentaire estimée à près de 3,8 millions de barils par jour, ce qui limite la pression haussière sur les cours.
Sur le plan politique, la situation demeure fluide. La nomination de Delcy Rodríguez en tant que présidente par intérim ouvre une phase de transition marquée par de fortes incertitudes. Les déclarations américaines reflètent une posture nuancée : si l’administration américaine affirme disposer de leviers importants, elle souligne également ne pas être engagée dans un conflit armé avec le Venezuela, laissant entrevoir une approche davantage fondée sur la pression économique et diplomatique.
À plus long terme, le pays dispose d’atouts structurels considérables. Le Venezuela détient les plus importantes réserves pétrolières prouvées au monde, estimées à plus de 300 milliards de barils. Toutefois, toute augmentation significative de la production nécessiterait des investissements massifs et du temps — probablement plusieurs trimestres, voire plusieurs années. Si une remontée de l’offre devait se matérialiser, elle pourrait contribuer à la dynamique de désinflation globale, un facteur susceptible de contenir les rendements obligataires et de soutenir les valorisations actions.
Dans ce contexte, le prix de l’or a progressé à la suite des frappes, illustrant une nouvelle fois son rôle de valeur refuge et de diversifiant de portefeuille en période d’incertitude géopolitique et de diversification hors dollar.
Sur le plan régional, l’appétit pour le risque en Amérique latine pourrait s’atténuer à court terme, d’autant plus que les marchés de la zone ont enregistré des performances particulièrement solides en 2025. Cette situation plaide pour une approche sélective et disciplinée.
Ce que cela signifie pour les portefeuilles
Cet épisode géopolitique rappelle l’importance d’une gestion rigoureuse du risque, même lorsque l’impact macroéconomique direct reste limité. Dans ce contexte, nos priorités pour le premier trimestre 2026 consistent à gérer les éventuels replis de marché au moyen d’une allocation multi-actifs diversifiée, intégrant des solutions alternatives, l’or et des outils de gestion de la volatilité, afin de renforcer la résilience des portefeuilles.
L'année 2025 a été marquée par des décisions clés des banques centrales et de nombreux bouleversements géopolitiques. Les actifs risqués progressent pour la troisième année consécutive, malgré des pics de volatilité.
D’abord prudente, la Réserve fédérale américaine (Fed) a réduit ses taux directeurs de 75 pb à partir de septembre, les ramenant à 3,50 % fin 2025. En zone euro, la BCE a poursuivi son cycle d’assouplissement avec des baisses au premier semestre avant de maintenir les taux stables à 2 %, rééquilibrant sa communication vers les risques haussiers sur l’inflation. La Banque du Japon a continué sa normalisation avec une hausse de 25 pb de son taux directeur à 0,75 %.
Sur le plan économique, la croissance mondiale a résisté malgré les tensions commerciales (particulièrement marquées entre États-Unis et Chine) exacerbées par des hausses tarifaires massives suivies de négociations bilatérales. Les États-Unis semblent traverser une phase de ralentissement de leur marché du travail, tandis que la consommation demeure robuste et l'inflation stable mais supérieure à la cible. En Europe, l'inflation est restée proche de la cible de 2 % de la BCE, avec une légère hausse en automne. Le Japon a maintenu des niveaux d'inflation supérieurs à 2 %.
La guerre en Ukraine, les tensions au Moyen-Orient et en Asie ont continué de peser sur les marchés. Aux États-Unis, les politiques protectionnistes, un « shutdown » gouvernemental record et le passage de la « One Big Beautiful Bill » ont impacté les performances des actifs. En Europe, l’assouplissement des règles fiscales de la Commission européenne et un plan de relance historique en Allemagne ont stimulé les attentes de croissance également.
Les actions mondiales ont ainsi progressé de 6,8 % (1), soutenues par des bénéfices robustes. Aux États-Unis, la technologie et particulièrement les valeurs liées à l’IA ont dominé. Ramenée en EUR, la performance des actions américaines est plus modeste (EUR/USD +13,5 % (2)). Avec une hausse de 24,7 % (3), les actions de la zone euro ont bénéficié de politiques fiscales expansionnistes et d’un intérêt pour les valeurs bancaires et le secteur de la défense. Les actions émergentes progressent de 18,4 % (4).
Les obligations ont enregistré des performances modestes, avec des rendements positifs pour les obligations d'État (+0,66 % (5)) et les obligations d’entreprises (+3,03 % (6)). La baisse des taux monétaires a été facteur de soutien mais les incertitudes budgétaires ont pesé sur la partie longue des courbes de taux.
(1) MSCI World EUR, dividendes nets réinvestis.
(2) Valeur de 1EUR exprimée en USD.
(3) MSCI EMU EUR, dividendes nets réinvestis.
(4) MSCI EM EUR, dividendes nets réinvestis.
(5) Barclays EUR Aggregate Government Bonds, coupons nets réinvestis.
(6) Barclays EUR Aggregate Corporate Bonds, coupons nets réinvestis.
Une année favorable à la diversification sur les thématiques, les devises, les actifs émergents et les différents styles de gestion.
La résilience de l’activité mondiale couplée au soutien des banques centrales américaines et européennes nous ont conduits à maintenir une exposition aux actions supérieure à notre cible historique. Nous avons adopté un positionnement plus prudent seulement au cours du mois de mars, dans l’attente des annonces de tarifs douaniers.
Pour la part investie en actions, nous avons réduit la part du marché américain au cours du 1er trimestre par crainte de déception sur les investissements dans l’IA et en prévision des changements de politique commerciale. Les actions américaines ont ainsi été pondérées de 44 %* en début d’année à 34 %* en avril.
La forte chute des actifs américains à la suite de l’annonce des taxes douanières, a été propice à un repositionnement sur les actions américaines jusqu’à 45 %* au cours de l’été. Les valeurs de croissance ont conservé notre préférence toute l’année, ainsi que les valeurs décotées sur la seconde partie de l’année par réduction des valeurs de faible volatilité.
D’un tiers de la part en actions, les actions européennes ont été portées à 40 %* au cours du 1er trimestre. La force de l’euro, pénalisante pour les entreprises exportatrices, nous a ensuite conduits à contenir leur proportion entre 28 % et 35 %. Le biais favorisant les valeurs décotées, l’Espagne et l’Italie et les valeurs bancaires au détriment des valeurs plus défensives, de l’Allemagne et la France a été maintenu et a contribué positivement. Nous renforçons les entreprises de petites capitalisations boursières par réduction des valeurs de croissance en fin d’année.
La part des actions asiatiques et émergentes a été de 13 %* en moyenne a été portée à 17 %* en septembre, les émergents bénéficiant d’un dollar américain plus faible. Nos choix géographiques dont la préférence pour la Chine, la Corée du Sud ou l’Afrique du Sud au détriment de l’Inde, la Malaisie et la Thaïlande ont contribué favorablement.
Nos investissements sur les thématiques de long terme ont apporté un surcroît de performance, en particulier nos positions dans les valeurs aurifères, les semi-conducteurs et la défense.
La part obligataire des portefeuilles a contribué plus modestement. Notons l’apport de la réduction de la sensibilité obligataire en fin d’année. Les principaux gains proviennent des positions sur la dette émergente et le crédit subordonné bancaire. Nous avons conservé une sensibilité obligataire prudente tout au long de l’année, ainsi qu’une exposition mesurée aux obligations d’entreprises compte tenu des niveaux de valorisation.
Notre préférence s’est portée sur la dette émergente en dollar en début d’année puis sur la dette émergente en devises locales.
La gestion dynamique de l’exposition aux devises a été largement positive cette année en particulier notre couverture sur le dollar américain.
Enfin, la diversification sur des actifs alternatifs a peu contribué cette année.
*Base 100 % de la part actions de HSBC Select Balanced, Source HSBC AM.
Les tendances structurelles à long terme, telles que la transition énergétique, la numérisation et l’urbanisation, continuent de guider les investissements dans les actifs réels et les stratégies alternatives.
Le contexte économique mondial attendu pour 2026 présente une croissance stable mais modérée, marquée par une convergence des performances entre différentes régions tout en voyant persister des tensions inflationnistes. Aux États-Unis, la croissance devrait s’établir autour de 2 % (1), soutenue par les investissements massifs dans les infrastructures liées à l’IA, bien que le marché du travail montre des signes de fragilité et que les droits de douane pèsent sur l’activité. L’inflation devrait ainsi rester élevée aux alentours de 3 à 3,5 % (1), au-dessus des niveaux antérieurs au Covid 19. En Europe, les perspectives sont prometteuses grâce à des politiques de soutien budgétaires et à plus de stabilité du commerce mondial, participant à une dynamique désinflationniste. En Asie, notamment en Inde et en Chine, les moteurs économiques mondiaux continuent de se diversifier. La Chine stabilise son économie avec des politiques de relance ciblées, tandis que l’Inde bénéficie de sa demande intérieure solide.
Aux États-Unis, la Réserve fédérale ne devrait abaisser ses taux que modestement, s’ajustant à l’inflation persistante tout en soutenant la croissance et le marché de l’emploi. L’Europe, grâce à sa désinflation progressive, devrait conserver ses taux directeurs proches des niveaux actuels mais conserve des marges de manœuvre. En Chine, la Banque centrale favorise un assouplissement de la politique monétaire pour stimuler la demande intérieure. Les autorités monétaires comme les investisseurs doivent composer avec des conditions globalement moins directionnelles et plus incertaines que par le passé, l’essentiel de la phase de baisse des taux directeurs ayant eu lieu.
Pour notre positionnement en ce début d’année 2026, une diversification géographique et thématique s’impose face aux évolutions structurelles en cours. Avec une croissance positive et des niveaux de taux d’intérêt propices à l’investissement, nous restons positifs sur les marchés d’actions. Les actifs américains pourraient être rejoints par l’Europe et certains marchés émergents (Asie et Amérique latine) qui offrent des opportunités attractives grâce à des valorisations plus faibles et à des perspectives de bénéfices en amélioration. Les secteurs technologiques et d’innovation resteront au centre de l’attention et une discrimination entre les différentes stratégies liées à l’IA devra se faire aussi bien au niveau régional qu’à celui des entreprises.
Par ailleurs, les obligations d'entreprises de bonne qualité gagnent en popularité comme substituts aux obligations souveraines, soutenues par des fondamentaux solides ; tandis que les obligations souveraines des marchés émergents montrent une moindre volatilité grâce à des politiques inflationnistes stabilisées et une politique monétaire rigoureuse.
Enfin, une attention accrue est portée aux actifs alternatifs, les stratégies de suivi de tendance et les matières premières, dont l’or, pour renforcer la résilience des portefeuilles et diversifier les sources de rendements face à une moindre efficacité des obligations souveraines traditionnelles comme couverture défensive.
(1) HSBC Asset Management, décembre 2025.