Les récents développements sur les marchés soulignent à quel point le sentiment peut évoluer rapidement : les inquiétudes liées à l’ampleur des investissements dans l’IA alimentent la volatilité des grandes entreprises technologiques, l’incertitude politique exerce une pression supplémentaire sur les obligations et les devises, et les positions surexposées amplifient les mouvements sur les matières premières. Si une exécution rigoureuse continue de soutenir certains leaders technologiques, la divergence des performances met en lumière les risques liés à une surconcentration sur un seul thème ou une seule classe d’actifs. Dans ce contexte, la diversification entre secteurs, classes d’actifs et devises demeure essentielle pour équilibrer les opportunités de croissance et la résilience, permettant ainsi aux portefeuilles de naviguer face à l’incertitude politique, aux risques de valorisation et à l’évolution des tendances de marché.
L’or et l’argent ont connu une volatilité extrême la dernière semaine de janvier, la nomination de Kevin Warsh à la présidence de la Fed ayant été perçue comme une nouvelle restrictive, déclenchant un désengagement rapide de positions spéculatives. Alors que la précédente hausse jusqu’à 5 000 $/oz était justifiée par la diversification hors dollar américain et l’incertitude géopolitique, le mouvement au-delà de ce seuil a surtout été alimenté par la dynamique de marché et l’achat massif d’options d’achat. L’or pourrait rester volatil tant que les positions continuent d’être ajustées. Cependant, nous ne pensons pas que la nomination de Kevin Warsh mettra fin aux craintes de dépréciation du dollar ou aux achats des banques centrales. Ainsi, nous anticipons une phase de consolidation de l’or dans les semaines à venir, avec un possible retour au-dessus de 5 000 $/oz en cas de regain d’incertitude géopolitique. Il est important de souligner que la faiblesse récente de l’or démontre qu’une dépendance excessive à cet actif comme unique outil de diversification n’est pas une stratégie optimale.
Les banques centrales ont également été mises sous le feu des projecteurs, la Fed, la BoE et la BCE mettant toutes en avant un thème similaire : la politique monétaire est en pause pour l’instant, mais les raisons de cette pause et ce qui viendra ensuite diffèrent de manière significative.
Le 30 janvier, le président Donald Trump a annoncé la nomination de Kevin Warsh au poste de prochain président de la Réserve fédérale. Le mandat actuel de Jerome Powell prendra fin en mai, bien que son mandat en tant que membre du Conseil des gouverneurs se poursuive jusqu’en janvier 2028. Jerome Powell n’a pas encore indiqué s’il souhaite rester au sein du Conseil des gouverneurs après la fin de son mandat de président. Par ailleurs, pour devenir le prochain président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh devra être confirmé par la commission bancaire du Sénat, composée de 24 membres, ainsi que par l’ensemble du Sénat.
La Banque centrale européenne a maintenu ses taux inchangés à l’unanimité, confirmant que l’équilibre entre la croissance, l’inflation et les taux la place dans une « bonne position », tout en surveillant les risques à double sens pesant sur les perspectives. Bien que l’activité économique ait été plus vigoureuse que prévu, l’inflation est récemment restée en deçà de l’objectif, à 1,7 %. Nous conservons une opinion positive sur l’euro face au dollar américain, considérant la devise comme bénéficiaire des flux de diversification mondiaux, plutôt que du rétrécissement des différentiels de taux dans le contexte de la nomination du nouveau président de la Fed.
La réunion de février de la Banque d’Angleterre (BoE) a envoyé un signal clairement accommodant. En effet les décideurs ont maintenu le taux directeur à 3,75 %, tout en manifestant une volonté croissante d’assouplissement à travers une répartition des votes plus favorable et des indications plus souples. La baisse de l’inflation, l’atténuation des pressions salariales et un affaiblissement progressif du marché du travail ont renforcé la confiance dans le fait que les risques liés aux prix diminuent, même si certaines poches de résilience économique subsistent. Les marchés ont réagi en faisant baisser les rendements des Gilts et en affaiblissant la livre sterling, reflétant des anticipations de baisses de taux plus précoces et plus marquées. Nous continuons de prévoir que la BoE commencera à assouplir sa politique dès avril, ce qui soutient notre vision positive sur les Gilts britanniques, en particulier sur le segment 7-10 ans, tout en maintenant une position prudente sur la livre sterling et en privilégiant une exposition défensive et internationalement diversifiée aux actions britanniques.
Il est essentiel de diversifier nos instruments de diversification dans un contexte politique très chahuté, et du fait des inquiétudes face à l’IA et de valeurs refuges qui montrent leurs limites.
Une collecte record
2025 aura été une année record en termes de collecte avec 50,63 milliards d’euros soit plus de 50 % par rapport à 2024.
Un niveau qui n’avait pas été atteint depuis 15 ans.
Ce niveau est principalement atteint grâce aux unités de compte avec 42,5 milliards d’euros de collecte nette, et dans une moindre mesure celle de l’actif général avec 8,1 milliards d’euros.
Au total, avec 2,107 milliards d’euros d’encours sous gestion, le marché de l’assurance progresse de 6,1 % en 2025, soit 122 milliards de plus qu’en 2024.
Des rendements 2025 stables
Le rendement moyen du fonds euros sur le marché en 2025 devrait demeurer proche de celui constaté en 2024.
Ce rendement 2025 devrait être autour de 2,65 % brut (et avant bonification) contre 2,63 en 2024.
Avec un taux du livret A de 1,5 % à compter du 1er février, le fonds en euros conserve un avantage réel car après fiscalité et prélèvements sociaux, la rémunération annuelle réelle devrait être comprise entre 1,85 et 2,20 % net. Compte tenu d’une inflation autour de 1 % en 2025, le rendement net de tout devrait être positif et autour de 1 %. Ce gain de pouvoir d’achat ne s’était pas produit depuis maintenant 7 ans…
Une bonification des rendements
Depuis quatre ans, certains assureurs offrent des bonus sur versements et certains sur stock afin de bonifier la rémunération des placements en fonds euros. Cette incitation permet aux compagnies de booster la collecte et d’acheter des obligations aux rendements toujours plus élevés et de se constituer ainsi des réserves pour l’avenir. À titre d’exemple, l’OAT 10 ans rapportait 3,6 % en décembre 2025 et cette situation devrait continuer compte tenu de la situation économique dégradée de la France.
Encourager la diversification permet de garantir un rendement plus élevé en fonction du pourcentage d’unités de compte et offre la possibilité aux compagnies d’avoir une collecte nette positive, même si les besoins de liquidité sont moins forts que les années précédentes.
Car ces mêmes compagnies ont freiné les investissements obligataires pendant la période de taux bas afin de ne pas amputer le rendement moyen de leurs fonds.
Le poids des réserves
Pour atteindre ce niveau de taux de rendement, les compagnies ont pour la plupart pioché dans leurs réserves. Ce taux de réserve exprimé en pourcentage de l’actif général est devenu un indicateur de suivi car plus les réserves sont importantes, plus la compagnie pourra servir des taux élevés dans les prochaines années.
En effet, la relution du rendement financier brut moyen des actifs constitutifs des fonds euros classiques ne s’opère que très lentement. En 2023, ce rendement financier brut moyen s’établissait à 2,40 % et il n’atteignait « que » 2,60 % en 2024.
Pour dégager un rendement moyen de 2,65 %, il a donc fallu piocher dans les réserves.
Le fonds euros : un actif improductif ?
Dans le débat de la loi de finances, l’actif général avait été considéré comme un investissement improductif. Une récente étude de France Assureurs vient de démontrer que 63 % des encours servent à financer les entreprises et 24 % la dette souveraine des États.
Les assureurs ont d’ailleurs réduit leur exposition à la dette française dans l’actif général. Le dynamisme de la collecte sur le fonds euros n’a pas profité aux obligations souveraines nationales. En effet, l’évolution de l’allocation de l’actif général montre que le poids de la dette française dans les fonds euros classiques a nettement baissé en 2024. « Les opérateurs du secteur n’ont pas attendu la dégradation du rating de la France pour abaisser le poids de la dette souveraine dans l’allocation d’actifs des fonds euros. Celui-ci est passé sous la barre des 20 % (19,4 % précisément) en 2024 », avance Facts & Figures, soit une baisse d’environ 4 % par rapport à la situation de 2023.
L’actif général a donc retrouvé des couleurs et a joué son rôle de placement sans risque. Mais le rendement offert reste très inférieur à celui délivré par les unités de compte. La diversification s’impose donc afin d’optimiser la gestion patrimoniale de ses avoirs.
La loi de finances pour 2026 a été définitivement adoptée par l’Assemblée nationale après le rejet des deux dernières motions de censure. Le parcours législatif aura été chaotique et à l’heure où nous rédigeons ces lignes, trois saisines du Conseil constitutionnel ont été déposées par des groupes d’opposition et, chose plus étonnante, par le Premier ministre. Nous vous présentons les principales mesures fiscales de la loi de finances pour 2026.
Mais avant cela, revenons sur la saisine faite par le Premier ministre. Celle-ci porte sur trois articles visant à lutter contre la suroptimisation fiscale : la taxe sur les holdings, le resserrement du dispositif Dutreil et celui portant sur le mécanisme d’apport-cession. Le Premier ministre souhaite s’assurer de l’absence d’un risque de non-conformité lié à ces mesures. Est visée tout particulièrement la taxe sur les holdings qui a été totalement modifiée par rapport au texte initial. Le taux de 20 % pourrait être jugé confiscatoire et son mécanisme reste complexe. Le rendement espéré devrait avoisiner 100 millions d’euros (vs plus de 1 milliard d’euros dans la version initiale).
Revalorisation du barème de l’impôt (art. 4)
Initialement limitée à la seule première tranche du barème, une revalorisation de 0,9 % s’applique in fine à l’ensemble des tranches du barème de l’impôt sur les revenus.
| Barème imposition des revenus de 2026 | |
|---|---|
Fraction du revenu imposable (pour 1 part) |
Taux d’imposition |
Jusqu’à 11 600 € |
0 % |
De 11 600 € à 29 579 € |
11 % |
De 29 579 € à 84 577 € |
30 % |
De 84 577 € à 181 917 € |
41 % |
À partir de 181 917 € |
45 % |
| Barème imposition des revenus de 2026 |
Fraction du revenu imposable (pour 1 part) |
|---|---|
| Barème imposition des revenus de 2026 |
Jusqu’à 11 600 € |
| Barème imposition des revenus de 2026 |
De 11 600 € à 29 579 € |
| Barème imposition des revenus de 2026 |
De 29 579 € à 84 577 € |
| Barème imposition des revenus de 2026 |
De 84 577 € à 181 917 € |
| Barème imposition des revenus de 2026 |
À partir de 181 917 € |
Contribution différentielle sur les hauts revenus (art. 2).
Pour rappel, la loi de finances pour 2025 a instauré une contribution différentielle sur les hauts revenus (CDHR). Cette contribution vise à s’assurer, pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence (RFR « retraité ») est supérieur à 250 000 € pour un célibataire et 500 000 € pour un couple, que le taux minimal d’imposition, hors prélèvements sociaux, (i.e. impôt sur le revenu, prélèvement forfaitaire et contribution sur les hauts revenus (CEHR) et de majorations liées à la composition du foyer fiscal) soit de 20 %.
Cette contribution ne devait s’appliquer qu’aux revenus 2025. La loi de finances pour 2026 proroge cette contribution jusqu’à ce que le déficit du budget soit inférieur à 3 % du produit intérieur brut.
Plusieurs modifications de la base imposable sont introduites.
La modification la plus significative vient corriger une « anomalie » concernant la prise en compte de la CEHR relative aux revenus exceptionnels. Les revenus considérés comme exceptionnels ne sont pris en compte que pour le quart de leur montant. La CEHR relative à ses revenus ne pourra être retenue que pour la même proportion comme c’est le cas pour l’IR se rapportant à ses revenus. Pour l’année 2025, les contribuables avaient pu retenir la totalité de la CEHR acquittée, quand bien même elle se rapportait à des revenus exceptionnels.
Les contribuables domiciliés en France et qui transfèrent leur domicile fiscal à l’étranger ne seront passibles de la CDHR que sur les revenus perçus jusqu’à la date de transfert. Par symétrie, les contribuables transférant leur domicile fiscal en France, ne seront passibles de la contribution que sur les revenus dont l’imposition est la conséquence de l’établissement de leur domicile en France
Ces modifications s’appliquent à compter de l’imposition des revenus 2026. Et comme l’an dernier, les revenus assujettis à un prélèvement forfaitaire libératoire et perçus entre le 1er janvier et la date de publication de la loi de finances ne seront pas pris en compte pour le calcul de la CDHR.
Nouvelle taxe sur les actifs non affectés à une activité opérationnelle des sociétés holdings patrimoniales (art. 7)
Le gouvernement a finalement retenu la version modifiée par le Sénat et qui change radicalement la portée de cette nouvelle taxe.
Celle-ci s’applique aux sociétés soumises à l’impôt sur les sociétés dont le siège est en France et aux sociétés étrangères détenues par des résidents fiscaux de France et qui répondent à toutes les conditions suivantes :
- avoir une valeur vénale d’actifs supérieure ou égale à 5 millions d’euros ;
- être détenues à plus de 50 % directement ou indirectement par une personne physique avec son cercle familial ;
- percevoir des revenus passifs (dividendes, intérêts, produits de cession de biens qui génèrent des revenus passifs…) représentant plus de 50 % de ses produits d’exploitation et de ses produits financiers.
Pour une société domiciliée en France, le redevable est la société elle-même. L’assiette de taxation est la valeur des biens somptuaires détenus à la date de clôture de l’exercice au titre duquel la taxe est due : biens affectés à l’activité de la chasse et de la pêche, véhicules non affectés à l’activité professionnelle (véhicules de tourisme, yachts, aéronefs…), bijoux, métaux précieux, chevaux de course, vins et alcools et les logements dont la personne physique contrôlante se réserve la jouissance.
La déclaration se fait selon les règles de l’impôt sur les sociétés.
Pour une société étrangère détenue par une personne physique domiciliée en France, le redevable est la personne physique. L’assiette correspond à la fraction de la valeur vénale de la participation dans la société de la personne physique, représentative de la valeur des biens somptuaires mentionnés ci-avant.
La personne physique résidente en France déclare la taxe dans sa déclaration de revenus. Un mécanisme de plafonnement calqué sur celui de l’IFI est prévu.
La taxe est due au taux de 20 %.
Cette nouvelle mesure s’applique aux exercices clos à compter du 31 décembre 2026.
Pacte Dutreil : recentrage du dispositif (art. 8)
Après d’âpres discussions dans les deux Chambres, précédées de plusieurs rapports de la Cour des comptes et de la Commission des finances (voir notre Lettre financière de décembre 2025) pointant les axes de réformes du dispositif, le gouvernement n’a finalement retenu que deux mesures reformant le Pacte Dutreil.
La première mesure vise à exclure du bénéfice de l’exonération la valeur de certains actifs « somptuaires » détenus par la société quand ils ne sont pas exclusivement affectés à son activité économique, commerciale (…) depuis au moins 3 ans (ou, à défaut, depuis leur acquisition). Ces biens sont listés de manière exhaustive : biens affectés à l’exercice de la chasse ou de la pêche, véhicules de tourisme, yachts, aéronefs, bijoux et métaux précieux, les objets d’art, de collection ou d’antiquité (sauf exceptions), chevaux de course ou de concours, vins et alcools, et enfin, les logements et résidences.
La seconde mesure consiste à allonger la durée de l’engagement individuel de 4 à 6 ans.
Le texte ne précise pas à quelle date ces mesures entreront en vigueur. En l’absence de précision, l’application devrait se faire au lendemain de la date de publication de la loi au Journal officiel. Mais nous attirons votre attention sur des donations sous couvert d’un Pacte Dutreil qui auraient été consenties depuis le 1er janvier et avant la publication et qui prévoit un engagement de conservation individuel de 4 ans. L’administration pourrait avoir un point de vue différent et remettre en cause le bénéfice de l’exonération.
Apport-cession et report d’imposition (art. 11)
Le dispositif d’apport cession de titres à une société holding se durcit. Le seuil de réinvestissement qui permet de bénéficier du report d’imposition est porté à 70 % (au lieu de 60 %). Le délai de conservation des réinvestissements est étendu à 5 ans (au lieu de 12 mois) pour être identique aux réinvestissements intermédiés. En contrepartie, le délai pour opérer les réinvestissements par la holding passe de 2 à 3 ans.
Ces modifications s’appliquent aux cessions de titres apportés réalisées à compter du lendemain de la date de publication de la loi.
Dans un environnement géopolitique devenu plus fragmenté et difficile à lire, les marchés financiers restent avant tout guidés par la solidité des fondamentaux économiques. Les tensions autour du Groenland, les annonces tarifaires de Donald Trump puis leur révision rapide ont ravivé la volatilité, sans remettre en cause le scénario central. Les investisseurs gardent en mémoire le rebond rapide observé après la correction de 2025, ce qui contribue à modérer les réactions. Dans ce contexte, la diversification demeure le meilleur outil de gestion du risque, notamment via des allocations multi-actifs, des stratégies alternatives et des thématiques structurelles liées à la sécurité énergétique et à l’innovation.
Du côté des marchés actions, la dynamique reste globalement constructive. La croissance demeure résiliente, les perspectives de bénéfices s’améliorent progressivement et les investissements liés à l’intelligence artificielle se traduisent de plus en plus concrètement dans l’économie réelle. La construction de centres de données, la modernisation des réseaux électriques et les dépenses d’infrastructures soutiennent la demande de capacités industrielles et de matières premières. Dans ce cadre, nous renforçons notre exposition aux valeurs des matériaux, tandis que nous réduisons l’énergie, où le potentiel de révisions bénéficiaires apparaît plus limité dans un contexte d’offre abondante. En Europe, après de solides performances, nous prenons des bénéfices sur l’Espagne et l’Italie, ce qui conduit à une légère sous-pondération régionale. La Suisse est ramenée à neutre pour son profil plus défensif. L’Asie conserve en revanche un rôle central de diversification, portée par le Japon, la Corée du Sud et la Chine, où les flux domestiques, les politiques de retour aux actionnaires et le poids structurel de la technologie soutiennent les marchés.
Sur les marchés obligataires, les conditions restent favorables à une approche axée sur la qualité. Les rendements actuels permettent de sécuriser un portage attractif, en particulier sur les obligations d’entreprises investment grade et la dette émergente en devise locale, qui offre un complément de diversification. Nous surpondérons de manière modérée les Gilts britanniques, anticipant davantage de baisses de taux de la Banque d’Angleterre dans un contexte de désinflation et de ralentissement du marché du travail. Les obligations d’État japonaises sont ramenées à neutre après la récente correction, les valorisations étant redevenues plus équilibrées. À l’inverse, nous réduisons notre exposition aux dettes périphériques européennes après leur fort rallye, une baisse de l’appétit pour le risque pouvant entraîner un léger élargissement des spreads.
Les matières premières industrielles restent bien orientées, soutenues par la croissance des investissements et les objectifs de souveraineté économique, tandis que l’or conserve un rôle clé de valeur refuge et de diversification de portefeuille. Sur le marché des changes, le dollar devrait évoluer globalement de façon latérale. Nous conservons une approche prudente et diversifiée, avec un biais plus constructif sur le renminbi, l’Asie étant susceptible de bénéficier des flux de réallocation géographique dans un contexte de tensions entre les États-Unis et l’Europe.
Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue ni ne doit être interprété comme un conseil d’investissement, nos conseillers en gestion sous mandat sont disponibles pour en discuter plus en détail (référence au disclaimer de fin de d’article).
Nous avons le plaisir de vous présenter le Mandat Marché Émergent Haute Conviction (EMHC), une stratégie d’investissement axée sur les actions thématiques des marchés émergents, notamment la transformation numérique, sociétale et verte.
Le mandat EMHC est une stratégie de premier quartile, conçue pour générer de l’alpha dans des marchés orientés vers la valeur et la croissance. Cette approche thématique permet de capter les mégatendances et les opportunités tactiques au sein des marchés émergents, avec une exposition globale, dont 80 % en Asie, et une diversification géographique et sectorielle.
Principales caractéristiques du mandat :
- Portefeuille concentré sur un nombre restreint d’actions (environ 40 titres), conservé en moyenne 3 à 4 ans pour maximiser les rendements.
- Stratégie initiée en 2006, gérée par Michael Wang (Gestion d’Actifs Londres) en collaboration avec nos spécialistes à Hong Kong.
- Performances solides depuis la création, avec une approche thématique et concentrée unique sur le marché. À titre d’illustration la stratégie a progressé de plus de +41.1 % en 2025 contre un indice à +33.6 % (MSCI Emerging Markets Net (USD)).
- Faible rotation du portefeuille (20-40 %) : nous laissons les gagnants s’exprimer et coupons rapidement les pertes.
- Génération d’alpha par la sélection rigoureuse des titres.
- Thématiques d’investissement distinctives : changement climatique, inclusivité économique et sociale, transformation numérique.
- Arbitrages tactiques selon les conditions de marché, avec un accent récent sur les banques émergentes, qui devraient bénéficier de la reprise de la consommation et de la réouverture des marchés.
- Équipe de gestion dédiée, très expérimentée, soutenue par 40 analystes.
Nous pensons qu’il est particulièrement opportun d’augmenter l’exposition aux actions des marchés émergents pour plusieurs raisons :
- Un dollar américain faible, historiquement associé à une surperformance des marchés émergents.
- Une allocation aux actions émergentes par les investisseurs mondiaux à un niveau historiquement bas.
- Des valorisations attractives : les actions EM se négocient à leur plus bas niveau par rapport aux actions américaines depuis 15 ans.
- Une croissance supérieure des marchés émergents par rapport aux marchés mondiaux.
Nous serions ravis de vous présenter plus en détail cette stratégie et d’explorer ensemble comment elle pourrait répondre à vos objectifs d’investissement. N’hésitez pas à nous contacter pour toute question ou pour convenir d’un rendez-vous.
Tableau 1 : nous avons moins d’incertitudes sur les conditions commerciales internationales / De nombreux managers des marchés émergents sont encore sous-pondérés sur la classe d’actifs.
Overweight Mainland China, Hong Kong, South Korea, Singapore and Japan
Peak trade uncertainty is behind us
Global EM funds are still underweight on many Asian markets, especially China
Tableau 2 : Des fondamentaux solides avec des résultats en progression / Des valorisations attractives par rapport aux autres marchés actions internationaux.
Strong earnings and cheap valuations
Earnings growth is spreading and accelerating outside of the US
Asian equity valuations are still cheap compared to world averages and in line with history
Source: Bloomberg, HSBC Private Bank as at 5 December 2025. Past performance is not a reliable indicator of future performance. Forecasts are subject to change.
Le 15e plan quinquennal de la Chine devrait soutenir le thème de l’innovation, la Chine devient un leader dans le thème de l’Intelligence Artificielle
China's 15th Five-Year Plan boosts innovation leaders
China's policy priority on technology self-reliance supports strong rally of AI innovation leaders
China's AI computing power is projected to see a 40% CAGR in 2025-2028
Source: Wind, HSBC Oiantai Securities, HSBC Private Bank as at 5 December 2025. Past performance is not a reliable indicator of future performance.
Hong Kong benefits from liquidity driver and improved outlook
IPO surge helps sentiment and financial activity
Southbound net inflows into Hong Kong stock market hit new high of over USD 170 billion YTD
Source: Bloomberg, HSBC Private Bank as at 5 December 2025. Past performance is not a reliable indicator of future performance.
Tableau 3 : Synthèse de la performance de la stratégie. Les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs à attendre du mandat
Le portefeuille n'est pas basé sur des références. MSCI Emerging Markets Net (USD) TR peut être utilisé à des fins de référence.
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