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Lettre d’information financière - Janvier 2023

17/01/2023, updated 19/01/2023
Obligataire
Inflation
Taux
Diversification

Que de changements depuis un an ! Un important conflit a éclaté entre la Russie et l’Ukraine, les taux directeurs qui étaient très bas ont bondi de 0,125 % à 4,33 % aux États-Unis et de -0,5 % à 2 % dans la zone euro, l’inflation a atteint des sommets qui n’avaient plus été observés depuis la crise pétrolière.

Editorial

Chère Madame, Cher Monsieur,

2022 fut une année « intéressante » pour utiliser une litote chère à nos amis anglo-saxons. Ce fut une année constructive pour notre Banque Privée en France qui s’appuie désormais sur la plateforme produits et informatique du Luxembourg, ce qui permet de faire bénéficier nos clients d’une offre financière enrichie.

Sur les marchés financiers, ce fut une année difficile, marquée par l’inflation qui a entraîné un resserrement monétaire sans précédent. Cela a déclenché une revalorisation à la baisse des actions, particulièrement des valeurs de croissance, et des obligations.

S’agissant du marché obligataire, ces changements sont une bonne nouvelle. Avec la fin des programmes d’achats d’actifs de la Réserve fédérale, de la Banque d’Angleterre et de la Banque centrale européenne, les marchés obligataires retrouvent un fonctionnement plus « traditionnel » dans lequel les niveaux de taux sont dictés par les anticipations et les besoins des intervenants principaux que sont les États, les banques, les caisses de retraite et les compagnies d’assurance. Le rendement d’une obligation correspond à la rémunération à laquelle l’offre et la demande s’équilibrent en fonction du risque perçu par les investisseurs, risque qui s’apprécie sous l’angle de la solidité financière de l’émetteur et de la durée de l’emprunt. Ce retour en grâce des obligations est source d’opportunités. Vous retrouverez ce sujet dans toutes les pages de cette Lettre et certainement de nombreuses fois tout au long de cette année 2023.

Sur les autres marchés aussi, un optimisme raisonné est également possible. S’il est acquis que la croissance économique de 2023 sera faible et inférieure à celle que nous avons connue en 2022, tant en Europe qu’au niveau mondial, il convient de considérer que ce sont les anticipations qui donnent la direction des marchés financiers. Une poursuite de l’amélioration sur le front de l’inflation, une situation économique moins dégradée que prévue seraient autant de nouvelles positives qui alimenteraient une hausse des marchés.

C’est avec cet optimisme que l’équipe de la Banque Privée et moi-même vous souhaitons une heureuse année, placée sous le signe de la réussite et de l’épanouissement.

Quizz de rentrée

Dans ce contexte, que peut-on prévoir pour 2023 ? L’inflation ralentira-t-elle ? Les taux d’intérêts ont-ils atteint leur pic ? Serons-nous en récession ? Et enfin, quelles pourraient être les opportunités de marché ?

L’inflation ralentira-t-elle en 2023 ?

Notre réponse est positive. Cette décrue a d’ailleurs déjà été amorcée aux États-Unis en octobre et confirmée en novembre avec un chiffre à 7,1 % en rythme annuel après un pic à 9,1 % en juin. Néanmoins, lors de la conférence de presse du 14 décembre, le président de la Fed, M. Powell, a rappelé que ces niveaux restent problématiques et exigeaient toujours une grande fermeté dans la politique monétaire. En Europe la situation est différente, et l’inflation continue de progresser. Toutefois, nous escomptons un changement de tendance en cours d’année et un niveau moyen de 6,3 % en 2023. Différents éléments permettront cette normalisation progressive : la réduction des difficultés d’approvisionnement, la diminution des coûts du fret au niveau mondial, un meilleur alignement entre la demande et le niveau des stocks et la baisse du dollar pour les Européens.

Les taux d’intérêts ont-ils atteint leur pic ?

Les banquiers centraux ont donné une certaine visibilité en la matière : ils ont confirmé l’importance de leur combat contre l’inflation et la nécessité dans ce cadre de continuer à augmenter les taux en ce début d’année. Le rythme d’augmentation a baissé au mois de décembre mais les communications de la Réserve fédérale et encore plus de la BCE restaient très « hawkish ». Nous voyons néanmoins les taux directeurs atteindre un pic dans le courant de l’année et prévoyons des taux Fed Funds aux alentours de 5 % et 3 % en Europe fin 2023.

Serons-nous en récession ?

Lors de la dernière réunion des banques centrales, la BCE et la Fed ont aussi revu à la baisse leurs prévisions de croissance du fait de la hausse des prix et du coût du crédit. HSBC table sur un ralentissement de la croissance mondiale en 2023 à 1,9 % après 3,0 % en 2022. Pour les États-Unis, nous prévoyons un ralentissement notable mais une croissance qui reste positive à 0,8 % (après 2,0 % en 2022). Pour l’Europe, nos analystes anticipent en revanche une contraction du PIB de 0,2 %. Notre scénario est donc celui d’un atterrissage en douceur aux États Unis et d’une récession modérée en Europe.

Quelles pourraient être les opportunités de marché ?

Ainsi, même si l’environnement économique reste incertain, nous voyons des lueurs d’espoir sur le front de l’inflation et des taux. Ces changements de tendance sont porteurs d’opportunité. Sur les marchés actions, nous favorisons les valeurs financières (dont les valorisations sont toujours faibles et qui offrent un rendement élevé), les secteurs défensifs tels que la santé ainsi que certaines valeurs cycliques de qualité (parmi celles de la technologie de l’information, du luxe, ou innovantes).

Sur le marché obligataire, la hausse des taux et l’augmentation des primes de risque permettent de trouver des ratios rendement/risque qui n’avaient plus été observés depuis plusieurs années. Aussi, nous rééquilibrons les portefeuilles vers les actifs obligataires « de qualité ».

Enfin, le contexte actuel d’incertitude et la volatilité élevée qui l’accompagne sont porteurs pour les placements alternatifs.

Un intérêt renouvelé pour l’obligataire

L’année 2022 restera marquée par le décrochage des marchés obligataires après plusieurs années de performances positives dans un contexte de taux bas, de politiques monétaires accommodantes et de défauts relativement faibles de la part des émetteurs. Ainsi, l’indice obligataire diversifié Barclays Global Aggregate (couvert en euros) a perdu près de -13,27 % en 2022, après une hausse cumulée de +25 % sur les 10 années précédentes.
 

L’irruption d’une inflation élevée à la suite de la crise de la Covid puis le relèvement rapide des taux directeurs des banques centrales ont précipité une situation négative et une remontée forte des rendements obligataires. Les obligations américaines à 10 ans sont passées de 1,51 % fin 2021 à 3,87 % fin 2022, culminant même à 4,25 % en octobre dernier. Il faut remonter à 2008 pour trouver de tels niveaux. Les « spreads » de crédit se sont également écartés, ainsi l’écart de crédit des obligations à haut rendement américaines par rapport aux obligations souveraines est passé de 300 à 500 points de base environ au cours de l’année 2022.

Ce nouveau contexte de marché n’est pas forcément défavorable et nous permet au contraire d’accéder à de nouvelles opportunités sur cette classe d’actifs qui semblait trop bien valorisée. Cela nous amène à considérer le marché des obligations avec un oeil nouveau. Le marché obligataire qui était relativement cher offre aujourd’hui des rendements plus intéressants avec un risque relativement mesuré selon le segment privilégié par l’investisseur.

Femme tenant le téléphone


Plusieurs raisons expliquent notre intérêt renouvelé pour l’obligataire.

  • Un contexte économique plus favorable. Le combat contre l’inflation par les grandes banques centrales semble porter ses fruits et les chiffres récents montrent une décélération rapide des indices de prix. Aux États-Unis, l’inflation sur un an est passée d’un pic de +9,1 % en juin 2022 à +7,1 % en novembre 2022 et nous attendons une baisse à +3,7 % pour 2023 puis à 3,5 % pour 2024. Les prix de l’énergie et des matières premières semblent enfin montrer une réelle inflexion. Par exemple, le prix du gaz naturel est repassé à 72 euros le mégawattheure (MWh) après avoir atteint 342 euros en août dernier. La facture énergétique devrait diminuer. Les effets de base vont être plus favorables lors du calcul des indices de prix. Enfin, le resserrement des politiques monétaires commence à avoir de l’impact et a permis de limiter les risques de surchauffe du marché immobilier américain. En Europe, la hausse des prix à la consommation a fortement décéléré au cours du mois de décembre.
  • La croissance ralentit mais ne s’effondre pas. Le risque des marchés obligataires les plus spéculatifs réside dans la possibilité de défaut des émetteurs qui est accru en phase de récession et de retournement du cycle économique. Ce risque semble actuellement sous contrôle et nous nous orientons vers une baisse de la croissance mais nous ne constatons pas de décrochage comme en 2008-2009 ou en mars 2020. Ainsi, la croissance internationale devrait atteindre 1,9 % en 2023 avant de remonter à 2,4 % en 2024. L’agence de notation Fitch a augmenté de 0,25 % son anticipation de défaut concernant les obligations High Yield aux États-Unis autour de 1,25 % à 1,75 % et en deçà des taux habituels de la classe d’actifs. L’endettement des grandes entreprises reste raisonnable par rapport aux niveaux historiques et on ne retrouve pas les mêmes excès qu’à la fin des années 2000.
  • Des rendements élevés. Un indice Investment Grade en euros rémunère un investisseur aux alentours de 4-5 % avec une maturité de trois ans et demi. Il peut être opportun pour un investisseur tactique de capturer ces rendements à travers la constitution de portefeuilles obligataires appelés « buy and hold » qui seront détenus jusqu’à la maturité de leurs obligations sous-jacentes.
  • Un risque de duration faible. Il n’est pas nécessaire d’étendre la sensibilité de son portefeuille pour atteindre des rendements attractifs et la partie moyenne de la courbe des taux rémunère très correctement les investisseurs avec une sensibilité limitée.
  • L’attente d’une possible baisse des rendements obligataires qui entraînerait mécaniquement une hausse des cours des obligations. Nous prévoyons que les 10 ans américain passeront de 3,80 % aujourd’hui à 2,50 % à la fin 2023 grâce au contrôle des tensions inflationnistes et au ralentissement de la croissance. Les taux courts vont atteindre leur sommet vers 5,0 % aux États-Unis et pourraient esquisser une redescente début 2024.
  • Un attrait relatif par rapport aux marchés actions. Le rendement offert par les marchés actions reste inférieur à ceux proposés par les marchés obligataires. De nombreuses incertitudes demeurent et la volatilité intrinsèque aux actions peut décourager les investisseurs les plus prudents.
  • De meilleurs rendements que ceux attendus de la part du fonds en euros des compagnies d’assurance-vie. Un portefeuille de bonne qualité (« investment grade ») offrira des rendements attrayants par rapport aux comptes défensifs des contrats d’assurance-vie. Une rotation en faveur de l’obligataire permettra d’améliorer les perspectives de performance tout en conservant une bonne liquidité.

Des risques demeurent néanmoins présents.

  • Une persistance imprévue de l’inflation. Au début des années 1980, l’inflation était repartie à la hausse et avait forcé les banques centrales à persister dans de nouvelles politiques monétaires restrictives.
  • Une accélération des taux de défauts sur les segments les plus spéculatifs dans un contexte de récession que nous n’anticipons pas pour le moment.

En conclusion, les marchés obligataires sont aujourd’hui attractifs après la forte baisse enregistrée en 2022 et il est temps de considérer cette classe d’actifs qui permet aux investisseurs de générer des performances intéressantes avec un risque maîtrisé. Il nous semble opportun néanmoins de privilégier des stratégies de fonds datés à maturité fixe, avec un faible risque de crédit (qualité dite « investment grade »).
 

Femme tenant le téléphone

 

 

L’ensemble de nos équipes vous souhaite une excellente année 2023 !

Nouveau Podcast Expert

Responsable de la Stratégie de la Gestion Conseillée, HSBC Private Banking France

Dans le contexte actuel de ralentissement économique, de hausse des taux et d’inflation forte quelles sont les perspectives attendues pour 2023 et quelles opportunités de marché privilégions-nous chez HSBC Private Banking France en termes d’investissements.

Construire son portefeuille en ces temps incertains

Le risque de ralentissement de la croissance mondiale restera un des moteurs du marché en 2023. La zone euro et le Royaume-Uni sont sur le point d’entrer en période de ralentissement ; et bien que les États-Unis semblent mieux résister, leur croissance reste là aussi en deçà de la normale.

En Asie, les décisions monétaires du gouvernement chinois ainsi que l’assouplissement de la politique zéro Covid commencent à payer, mais une accélération marquée de l’activité économique est peu probable.

Tandis que l’environnement de taux bas qui caractérisait les dix dernières années stimulait la croissance, la combinaison actuelle de taux plus élevés et d’inflation forte engendre un ralentissement de la croissance économique. Le marché immobilier et le secteur de la construction marquent notamment le pas dans les pays développés avec une baisse des prix, du nombre de transactions et des mises en chantier. Le consommateur subit la hausse du coût de l’énergie, de l’alimentation, de l’habillement… Les salaires n’ont pas suivi l’inflation dans la plupart des cas, d’où une baisse du pouvoir d’achat des ménages et une réduction des dépenses liées à la consommation discrétionnaire. Les gouvernements interviennent, mais avec la hausse du coût des nouvelles dettes, leur capacité d’emprunt s’est affaiblie.

Ce contexte ne porte pas à l’optimisme mais il existe de nombreuses incertitudes : le pire n’est pas certain ! Il convient en outre de considérer que les marchés financiers réagissent aux changements de tendance et aux variations des prévisions. Ainsi, la publication de résultats d’entreprises meilleurs que prévus au deuxième et au troisième trimestre 2022 a permis des rebonds boursiers marqués en juillet et octobre derniers.
 

Source : GIC janvier 2023


Dans cet environnement, voici comment nous guidons nos investisseurs dans la construction de leur portefeuille :

1. Nous rééquilibrons les portefeuilles en faveur des obligations, avec un accent particulier sur les maturités inférieures à 5 ans, et sur la classe « Investment grade », tant dans les pays développés que sur les marchés émergents.

2. Nous nous efforçons de rendre les portefeuilles plus résistants au risque de récession en favorisant les actions et obligations de qualité. Les entreprises versant des dividendes ou celles dont les bénéfices sont boostés par l’inflation (l’énergie, la consommation de base) sont à privilégier.

3. La diversification reste la clé. Les Hedge Funds, les placements privés et l’immobilier vont continuer à jouer un rôle essentiel, leur faible corrélation avec les marchés obligataires et actions permettant d’améliorer le ratio rendement / risque de nos portefeuilles.

4. Nous maintenons notre conviction sur des thématiques d’avenir qui restent porteuses malgré des contreperformances ces derniers mois :

- Investir pour un futur durable

- Le dynamisme des marchés asiatiques

- Les nouvelles mobilités : évolution des modes de transports autonomes et partagés pour les personnes et les marchandises

- « Total Security » : cette thématique regroupe l’ensemble des entreprises qui développent des équipements et services permettant de contrôler et réduire les risques de sécurité physique et informatique des biens, des personnes, des entreprises et des entités publiques.

 

Indicateurs

Solutions d’investissement


Réinventer l’avenir de l’Asie

Dans un contexte de ralentissement économique mondial, les marchés asiatiques continuent de se démarquer comme un refuge relativement sûr. Le récent pivot de la Chine vers un assouplissement progressif de la politique Zéro Covid et un soutien politique plus complet au secteur immobilier sont les moteurs notables de la reprise progressive de la croissance en 2023. Le PIB en Asie, hors Japon, devrait passer à 4,5 % en 2023 contre 3,9% en 2022.

Au sein de cette thématique, plusieurs aspects nous intéressent :

- Les grands gagnants de la réouverture : l’Asie du Nord, notamment la Chine continentale, Hong Kong, Taïwan, la Corée du Sud et le Japon devraient ressentir le plus grand impact positif de la réouverture en 2023. Nous privilégions les leaders dans les secteurs du tourisme, les compagnies aériennes, l’hôtellerie, la restauration et les boissons, les jeux et la consommation de masse.

- Les « tigres asiatiques »

- La transition verte en Asie

Les opportunités dans un environnement de taux d’intérêt élevés et de ralentissement de la croissance

Un certain équilibre est à trouver entre l’attrait des valorisations du marché actions et la détérioration de la conjoncture. Dans ce contexte, nous recommandons aux investisseurs de se concentrer sur les valeurs de qualité, cycliques avec un biais défensif.

La transformation digitale

Dans un contexte de tensions commerciales et de forte inflation, les gouvernements, les entreprises et les consommateurs ont revu leurs priorités en privilégiant les énergies alternatives et les nouvelles configurations des chaînes d’approvisionnement.

Deux thématiques qui nous intéressent particulièrement dans ce secteur :

- Smart mobilité

- Sécurité totale

L’investissement dans un futur durable

La Cop 27 a fait émerger un sentiment d’urgence. Il y a pléthore de crises menaçant la vie sur terre, dont la majorité est due à l’activité humaine ; et il est maintenant largement admis que nous devons agir rapidement pour limiter l’impact de nos erreurs passées. La bonne nouvelle est que nous disposons des bons outils en termes de durabilité : la compréhension, la technologie, le capital et, de plus en plus, l’envie.

Pour les investisseurs, le champ des possibles s’élargit. Nous identifions quatre thèmes au sein de cette tendance qui représentent pour nous d’excellentes opportunités d’aller de l’avant.

- La transition et l’indépendance énergétique

- Le financement de la biodiversité

- La recherche du rendement durable

- L’essor du S dans ESG
 

Formation rocheuse

Interview de Philippe IGIGABEL, CFA, gérant obligataire, gérant du fonds

HSBC GIF Euro High Yield Bond


La performance du marché High Yield (haut rendement) Euro en 2022 est de -11 %. Notons que la plus grande partie de cette performance négative (environ les trois quarts) vient de la composante taux du marché : les taux gouvernementaux allemands avaient débuté l’année autour de -0,5 %, ils la finissent proches de 2,50 %. L’augmentation des spreads1 de crédit a été plus modérée : ils commencent l’année vers 330 points de base au-dessus des obligations gouvernementales allemandes et la finissent autour de 500 points de base.

Cette action conjuguée des taux gouvernementaux et des spreads de crédit, assez rare historiquement, a eu un effet spectaculaire sur le taux de rendement du marché qui est passé en un an de 2,8 % à 7,5 %. Nous estimons qu’une partie de cette forte hausse est justifiée par la détérioration des perspectives macro-économiques et par le niveau d’incertitude particulièrement élevé qui entoure ces perspectives : l’économie européenne par exemple doit faire face au même moment aux augmentations massives des prix de l’énergie et du coût de la dette. Pour les marchés du crédit cela signifie une révision à la hausse des prévisions de défauts de paiement.

Mais nous pensons qu’une partie importante de l’écartement des spreads s’explique par la normalisation des primes de risque demandées par les investisseurs : 2022 a vu la fin brutale de l’environnement de taux quasi nuls que nous connaissions depuis plusieurs années, période durant laquelle les investisseurs étaient fortement incités à augmenter leur exposition à des actifs plus risqués (tels que le marché High Yield) pour maintenir un minimum de rendement. Ceci comprimait les primes de risque. Il nous semble que celles-ci sont désormais revenues à des niveaux plus élevés, ce qui est une très bonne chose pour les performances futures du marché.

Sur le fonds HSBC GIF Euro High Yield Bond, nous avions commencé 2022 avec un niveau d’exposition au marché relativement faible (notre principal indicateur, le beta crédit, qui mesure cette exposition par rapport à notre indice de référence, était alors de 0,7). Nous l’avons progressivement augmenté, au fur et à mesure de l’écartement des spreads, pour atteindre environ 1,0 en milieu d’année, niveau que nous avons maintenu jusqu’en fin d’année. Nous estimons en effet que les investisseurs sont à présent bien rémunérés pour le risque crédit de leur investissement.

Il nous semble par ailleurs que les opportunités les plus intéressantes se situent actuellement parmi les segments de marché relativement défensifs : catégorie BB pour les ratings2, secteurs tels que les télécoms et les financières. En effet comme l’ajustement du marché au nouvel environnement de taux s’est fait de manière brutale en 2022, même les actifs assez peu exposés au cycle économique ont souffert considérablement et leur couple rendement/risque nous apparaît aujourd’hui comme attractif. Cela nous permet d’atteindre une exposition au marché sensiblement identique à celle de l’indice de référence tout en restant sous-pondérés sur les ratings/ secteurs les plus fragiles.
 

Orientation de gestion

Le fonds cherche à générer une croissance du capital à long terme et des revenus en investissant dans un portefeuille d’obligations à haut rendement (libellées en euro), tout en promouvant des caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG). Le fonds vise également à obtenir une notation ESG supérieure à la moyenne pondérée des composantes de son indice de référence. Le fonds remplit les conditions requises en vertu de l’article 8 du SFDR.

Caractéristiques

Code ISIN (A) : LU0165128348

Devise part : Euro

Forme juridique : compartiment de la SICAV HSBC Global Investment Funds

Durée minimale de placement recommandé : 5 ans

Indice de référence (pour info) : MSCI EMU NR.

Société de gestion par délégation : HSBC Asset Management

Frais de gestion et autres frais administratifs et d’exploitation : 1,37 % de la valeur de votre investissement par an. Ce chiffre est fondé sur les frais de l’exercice précédent, clos à la date suivante : 31 mars 2022.


1 Le « spread » de crédit désigne la prime de risque, où l’écart entre les rendements des obligations d’entreprises et les emprunts d’États sont de mêmes caractéristiques. Le spread est d’autant plus faible que la solvabilité de l’émetteur est perçue comme bonne.

2 Les obligations High Yield ou « Haut Rendement » sont des titres de créance de nature spéculative dont la notation est inférieure à BBBselon les agences Standard & Poor’s (S&P) et Fitch et à Baa3 selon Moody’s. Elles proposent donc un haut rendement en contrepartie d’un risque plus élevé par rapport aux obligations mieux notées dites « Investment Grade ». Pour les obligations High Yield, les différents rating sont BB+ (meilleure qualité pour le segment), BB, BB-, B+, B, B-, CCC+, ..., C (moins bonne qualité).

Source : https://www.theice.com/index-solutions
 


Profil de risque

L’indicateur de risque part de l’hypothèse que vous conserverez le produit pendant 5 ans.

Indicateur de risque : 3/7 - La notation est basée sur la volatilité des cinq dernières années et constitue un indicateur de risque absolu. L’échelle varie de 1 (le moins risqué) à 7 (le plus risqué). Les données historiques pourraient ne pas constituer une indication fiable pour le futur. Rien ne garantit que la notation restera la même et la classification peut varier à long terme. La note la plus basse n’indique pas que l’investissement est exempt de tous risques. Ne prenez pas de risque inutile. Lisez le Document d’Information Clé pour l’Investisseur.

Risques principaux :

Le capital n’est pas garanti. Il est rappelé aux investisseurs que la valeur des parts et des revenus y afférant peut fluctuer à la hausse comme à la baisse et qu’ils peuvent ne pas récupérer l’intégralité du capital investi.

Risque High Yield – L’attention des souscripteurs est attirée sur le fait que le fonds est autorisé à investir en émissions High Yield, qui peuvent présenter un risque accru de défaillance par rapport aux émissions Investment Grade.

Instruments financiers dérivés – La valeur des contrats sur produits dérivés dépend de la performance d’un actif sous-jacent. Un léger changement dans la valeur de l’actif sous-jacent peut donner lieu à une modification importante de la valeur de l’instrument dérivé. Contrairement aux instruments dérivés réglementés et négociés sur une bourse, les instruments dérivés négociés de gré à gré sont assortis d’un risque de crédit associé à la contrepartie ou l’établissement effectuant la négociation.

Risque de taux d’intérêt – Le fonds est soumis au risque de fluctuation des taux d’intérêts. Ainsi, en cas de hausse des taux d’intérêt, la valeur de ces titres chute, entraînant une baisse de la valeur liquidative du fonds.

Risque de crédit – Les émetteurs de titres de créance peuvent ne pas honorer leurs obligations de paiement régulier des intérêts et/ou de remboursement du capital. Tous les instruments de crédit sont donc soumis au risque de défaillance. Les titres à plus haut rendement présentent une plus grande probabilité de défaillance.

Risque de liquidité – La liquidité est une mesure de la facilité avec laquelle un investissement peut être converti en espèces sans perte de capital et/ ou revenu dans le processus. La valeur des actifs peut être impacté de manière significative par le risque de liquidité dans de conditions de marché défavorables.

Risque de contrepartie - L’OPC est exposé au risque de contrepartie résultant de l’utilisation de contrats financiers à terme de gré à gré et/ ou de l’acquisition et cessions temporaires de titres. Il s’agit du risque que la contrepartie avec laquelle un contrat a été conclu ne tienne pas ses engagements (livraison, paiement, remboursement...). Dans ce cas, la défaillance de la contrepartie pourrait entraîner la baisse de la valeur liquidative de l’OPC.

Gates – Nous attirons votre attention sur le fait que le fonds possède un seuil de rachat (gate), niveau à partir duquel le gérant d’un organisme de placement collectif en valeurs mobilières peut échelonner le rachat de titres au lieu d’y procéder immédiatement.

Swing pricing - Le « swing pricing » est un mécanisme d’ajustement de prix destiné à protéger les porteurs de parts, ou actionnaires, d’un organisme de placement collectif (OPC) contre les coûts de transaction supportés par cet OPC du fait de nouvelles souscriptions ou de nouveaux rachats. Ces coûts de transaction comprennent, sans que cela soit limitatif, les commissions des brokers (pour les actions), l’écart des fourchettes entre prix acheteur et prix vendeur (pour les produits de taux), les taxes sur les transactions financières, les frais de transaction prélevés par le dépositaire, etc..

    

     


Comité de rédaction : Diane Alexane (Responsable de la Stratégie d’investissement – France et Luxembourg) ; Julie Badaoui (Responsable Marketing), Nicolas Budry (Responsable Global Advisory Propositon France), Laurent Grisard (Directeur de la Gestion sous mandat); Mino Rasamisoa (Conseiller en investissement) ; Jean-Michel Starck (Directeur de l’Offre)
 

Note à l’attention du lecteur du présent document.
 

Ce document est publié par HSBC Private Banking France, établissement en France de HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A., à titre d’information uniquement et ne revêt aucun caractère contractuel. Les informations contenues dans ce document ne constituent ni un conseil en investissement, ni une offre d’achat ou de vente d’un produit ou d’un service financier et ne doivent pas être interprétées comme tels. En outre, ces informations sont uniquement destinées aux ressortissants de pays où leur utilisation n’est pas contraire aux lois ou réglementations locales en vigueur. Il relève de la responsabilité de chaque investisseur de se conformer aux lois ou réglementations locales qui lui sont applicables. Si vous avez des questions concernant les informations figurant dans le présent document, nous vous invitons à contacter votre interlocuteur privilégié ou, le cas échéant, à prendre avis auprès de vos conseils habituels.
 

La teneur du présent document repose sur des informations obtenues auprès de sources considérées comme fiables mais non contrôlées de manière indépendante. Bien que ces informations aient été préparées de bonne foi, aucune déclaration ni garantie, expresse ou tacite concernant leur exactitude ou leur exhaustivité, n’est ou ne sera faite et aucune responsabilité n’est ou ne sera acceptée par HSBC Private Banking France ou le Groupe HSBC ou par aucun de leurs dirigeants, employés ou salariés respectifs. Les informations sont communiquées, les opinions sont formulées et les estimations sont faites sur la base de nos connaissances au moment de la publication du présent document et peuvent faire l’objet de modifications sans préavis, sous réserve de dispositions légales ou réglementaires contraires.
 

Avant d’investir dans un Organisme de Placement Collectif (OPC) de droit français ou étranger ou dans un support en unité de compte adossé à un OPC de droit français ou étranger pour les contrats d’assurance-vie et/ou de capitalisation, vous devez prendre connaissance impérativement et attentivement de la version française du Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI) et de son prospectus, documents réglementaires disponibles sur demande ou sur ainsi que pour les contrats d’assurance-vie et / ou de capitalisation de la Notice d’Information / des conditions générales et des conditions additionnelles applicables aux clients de la succursale française de HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A. 
 

Avant toute décision d’investissement, il vous appartient de vous assurer, avec l’aide de vos conseils habituels, que le ou les supports considérés correspondent à votre expérience, à vos connaissances, à votre situation financière, à vos objectifs d’investissement, à votre sensibilité au risque, ainsi qu’à la réglementation dont vous relevez (et notamment la législation locale à laquelle vous seriez éventuellement assujetti). 
 

Les performances passées ne préjugent en rien des résultats futurs, et doivent être analysées avec prudence. Les investissements, soumis aux fluctuations de marché, peuvent varier tant à la baisse qu’à la hausse, et présentent un risque de perte en capital. 
 

Nous vous rappelons que selon la réglementation en vigueur, les personnes physiques, associations et sociétés n’ayant pas la forme commerciale, domiciliées ou établies fiscalement en France, sont tenues de déclarer, lors de leur déclaration de revenus ou de résultats, les comptes ouverts, détenus, utilisés ou clos à l'étranger ainsi que les revenus afférents. En outre, concernant les personnes physiques, dès la perception de revenus mobiliers par l’intermédiaire de ces comptes, ces dernières doivent s’acquitter des prélèvements sociaux et, le cas échéant, d’un acompte d’impôt sur le revenu. Enfin, sous certaines conditions, la fraction de la valeur représentative d’actifs immobiliers de parts ou actions de sociétés ou organismes détenus sur ces comptes doit être déclarée à l’impôt sur la fortune immobilière si les titulaires concernés en sont redevables.
 

Par ailleurs, selon la réglementation en vigueur, les personnes physiques domiciliées fiscalement en France, sont tenues de déclarer, lors de leur déclaration de revenus, certaines informations relatives aux contrats de capitalisation et placements de même nature, et notamment aux contrats d’assurance-vie, souscrits auprès d’organismes établis hors de France et, le cas échéant, les produits générés sur ces contrats lors d'un rachat total ou partiel. En outre, ces dernières doivent s’acquitter, des prélèvements sociaux exigibles au titre de leur contrat. Enfin, la valeur de rachat des contrats d’assurance rachetables et des bons ou contrats de capitalisation à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des unités de compte composées d’actifs immobiliers imposables doit être déclarée à l’impôt sur la fortune immobilière si les titulaires concernés en sont redevables. 
 

En cas de non-respect de ces obligations, les personnes concernées s’exposent à des rappels d'impôts et à l'application de sanctions. Pour plus de précisions concernant les obligations déclaratives et fiscales vous incombant, nous vous recommandons de vous rapprocher d’un conseil indépendant.
 

Conformément aux dispositions du Règlement Général sur la Protection des Données Personnelles (UE) 2016/679 du 27 avril 2016 toutes les données à caractère personnel sont collectées, traitées et conservées conformément à la Charte de Protection des Données Personnelles accessible sur le site :
 

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L’activité de banque privée peut être exercée dans le monde entier par différentes entités juridiques du Groupe HSBC conformément aux exigences réglementaires locales. Les produits et les services décrits dans ce document peuvent être proposés par différentes sociétés du Groupe HSBC. Certains produits ou services ne sont cependant pas disponibles dans certaines zones géographiques. Par ailleurs, certaines agences HSBC interviennent en tant que points d’entrée de HSBC Private Banking France mais ne sont pas autorisées à présenter ou vendre des produits et des services, ou encore à offrir des conseils à la clientèle privée. De plus amples informations sont disponibles sur demande. Une liste complète des entités de banque privée est disponible sur notre site Internet, www.hsbcprivatebankfrance.com
 

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HSBC Private Banking France

Etablissement en France de

HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A.

Adresse de l’établissement : 

38 avenue Kléber – 75116 Paris (France)

Tél +33 (0) 1 49 52 20 00

SIREN 911 971 083 RCS Paris

TVA intracommunautaire : FR34911971083

HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A.

Société anonyme de droit luxembourgeois

Capital social : 240.000.000 euros

Numéro d’immatriculation RCS Luxembourg : B52461

Siège social : 18 Boulevard de Kockelscheuer - L-1821 Luxembourg

Banque et intermédiaire en assurances immatriculé auprès de l’Organisme pour le Registre des Intermédiaires en Assurances sous le numéro 2011CM008 (www.orias.fr

Site internet : www.hsbcprivatebankfrance.com  

HSBC Private Banking France est la succursale de HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A. en France.

HSBC Private Bank (Luxembourg) S.A. est agréée en tant qu'établissement de crédit et soumise au contrôle prudentiel de la Commission de Surveillance du Secteur Financier au Luxembourg (CSSF) et est autorisée à exercer ses activités en France à la fois sur la base de la libre prestation de services et par l'intermédiaire de sa succursale.

HSBC Private Banking France est située au 38 avenue Kléber, 75116 Paris, France. 

En plus d'être principalement supervisée par la CSSF au Luxembourg, HSBC Private Banking France est également soumise à la surveillance de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) :

L'adresse de contact de l'ACPR est la suivante : 

    Autorité de Contrôle prudentiel et de résolution

    4, place de Budapest

    CS 92459

    75436, Paris Cedex 09

    France

 

L'adresse de contact de l'AMF est la suivante : 

    Autorité des marchés financiers

    17, place de la Bourse

    75082, Paris Cedex 02

    France

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